Réunissant 17 installations conçues par autant d’artistes issus de onze pays, Veille ardente se présente comme un ensemble de gestes sensibles et critiques. L’exposition rappelle que la création naît toujours d’un brasier : celui des marges, de la mémoire et du désir.
Tout vacille sous nos yeux. Pourtant, la veille se poursuit. Veille ardente apparaît comme une lueur persistante dans l’obscurité, une flamme fragile qui refuse de s’éteindre. Dans l’arrière-boutique d’un supermarché, au fond d’une mine abandonnée, dans des rues disputées ou aux lisières de nos souvenirs, les artistes donnent voix à un monde qui tente encore de se formuler. Leurs œuvres prennent la forme de chants lyriques sans orchestre, de corps en mouvement, d’entités numériques à un œil, de rituels de transe ou de messages amoureux, autant de manières de résister. Passent alors les spectres de l’histoire coloniale, les espèces disparues et les forces du désir.
Venus du Maroc, de la Finlande, de la Colombie, de la Turquie, de la Belgique, du Liban, du Canada, d’Ukraine et de France, les dix-sept artistes rassemblés explorent cet instant où se mêlent lucidité brûlante et espérance vacillante.
Veiller, ici, consiste à désobéir, à déplacer le regard, à tenter de réparer ce qui peut l’être — et à porter attention à ce qui échappe déjà.
Veille ardente compose ainsi une constellation d’actes poétiques, critiques ou rituels, rappelant que l’art avance grâce à la braise, aux marges et aux souvenirs qui l’alimentent.
La Friche Belle de Mai
La Tour – 5ème étage
41 Rue Jobin, 13003 Marseille
Jusqu’au 11 janvier 2026
Du mercredi au dimanche
De 14h à 19h
Tarif : 8 €
Friche la Belle de Mai – Une fabrique d’art et de culture et un espace de vie
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