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Aix nous surprend toujours. La ville d’esprit XVIIIe siècle recèle de nombreux jardins, derrière ses nobles façades et l’hôtel Château de La Pioline, en plein cœur de zone commerciale, nous accueille comme un berceau de fraîcheur et un livre d’histoire.
L’art et l’esprit des lieux
Jean-Baptiste Gaubert, avec sa prédilection pour l’immersion dans un lieu ou un événement, s’est engagé dans cette conversation entre présent et passé. Il l’a déjà pratiquée au château de Cabriès, au Dock des Suds à Marseille et sur le Vieux-Port avec la complicité des Ballets de l’Europe, en Avignon sur l’Ile de la Barthelasse, et à Bombay où il fut invité de l’Alliance française. Créateur atypique, tout jeune, il pressentait déjà les liens subtils qui unissent tous les arts. Aujourd’hui artiste accompli, c’est au cours de performances, pendant que les musiciens jouent ses compositions rock et fusion, qu’il danse et improvise sur la toile. Les couleurs, les formes et les signes jaillissent de ses pinceaux. Son art s’apparente en cela à l’action painting, au gestuel et au chamanisme. Un choix de ses œuvres est exposé, cet été, au Château.
Au cœur de l’histoire
Façades du XVIIe, écuries galantes, bassin ornementé de vasques, parc de quatre hectares et jardin à la française. Dans ce décor de pierre et de nature, le dialogue qu’Aix entretient avec les artistes ne peut que perdurer. Ancré au bord de l’Arc, le domaine fut d’abord au XVe siècle le moulin de Rodolphe Verdaches. Remanié, il devient au XVIe la propriété de l’écuyer Renaud de Piolenc. Il accueille alors l’aristocratie provençale et française ; Catherine de Médicis en fut l’hôte VIP. Au XVIIe siècle, le marquis de Meyronnet, conseiller au parlement d’Aix-en-Provence en fait l’acquisition, l’agrandit, l’agrémente d’œuvres du sculpteur Chastel. De cette époque, date aussi, dans une de ses ailes, un très joli salon Louis XVI. En 1829, il passe aux mains d’un familier de Charles X, le duc de Blacas d’Aups. Au XXe siècle, après les dégradations dues à la guerre, il devient la propriété d’antiquaires qui en sauvent l’essentiel. Il sera classé monument historique en 1976. Depuis 2011, sous le management de Nicolas Desanti, le voilà joliment réhabilité. Il propose un service d’hôtellerie et de restauration à la fois noble et familier. Ses espaces extérieurs sont aménagés pour accueillir des événements privés, des séminaires, des rencontres d’affaires. Idéal aussi pour le visiteur de passage et le découvreur de raretés.
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