Secrétaire générale du jury des Palmes de la Médecine, Sylvia Benzaken est immunologiste et a consacré une partie de sa carrière à œuvrer auprès d’instances régionales et nationales, notamment en tant que vice-présidente de la Commission Médicale d’Etablissement du CHU de Nice. Elle revient sur les enjeux de la communication des praticiens.
Vous venez de quitter vos fonctions à la CME du CHU. Quelles y étaient vos missions ?
Je crois que les médecins ne sont pas encore suffisamment intégrés à la gouvernance des établissements de santé et aux décisions qui les incombent. Il faut que toutes les équipes soignantes se sentent impliquées dans les décisions et des instances comme les CME permettent de faire la traverse entre les réalités administratives, réglementaires et les compétences médicales. Nous ne sommes pas des organisations comme les autres et la Covid19 l’a montré : tous ceux qui participent aux soins, de la première à la dernière ligne, doivent pouvoir le faire à la façon dont leur travail est organisé.
Quel est selon vous le bien-fondé des Palmes de la Médecine dans ce contexte ?
Je crois en tout ce qui permet d’améliorer la vie des professionnels et des patients. Il y a encore trop d’obstacles, et faire connaître l’excellence et les circuits entre pairs et au grand public ne peut avoir que de réels bénéfices.
La pandémie a-t-elle révélé des lacunes dans la communication médicale ?
Les professionnels de santé ne sont pas formés à la communication grand public. Ils savent communiquer auprès de leurs pairs ou de lecteurs avertis. L’appétence du grand public pour les sujets de santé préexistait à la crise du Covid, ce qui a changé, c’est le mode de communication. Et les Palmes de la Médecine peuvent participer à cette éducation globale : comment aborder la santé et comment la communication peut en être un levier d’amélioration.
Quelles sont les qualités recherchées par les membres du jury ?
Nous avons des objectifs, des thématiques autour de l’accompagnement du patient, de la e-santé, de l’intelligence artificielle, de l’implication dans la prévention, des avancées en recherche clinique et, notamment, en recherche translationnelle qui accélère la mise à disposition des innovations. Les professionnels primés ont tous un parcours, un thème de recherche qui permet leur rayonnement régional, national ou international. Ces thématiques et personnalités doivent être connues et compréhensibles par le grand public. Afin de sortir du microcosme médical.
Je crois que les médecins ne sont pas encore suffisamment intégrés à la gouvernance des établissements de santé et aux décisions qui les incombent. Il faut que toutes les équipes soignantes se sentent impliquées dans les décisions et des instances comme les CME permettent de faire la traverse entre les réalités administratives, réglementaires et les compétences médicales. Nous ne sommes pas des organisations comme les autres et la Covid19 l’a montré : tous ceux qui participent aux soins, de la première à la dernière ligne, doivent pouvoir le faire à la façon dont leur travail est organisé.
Je crois en tout ce qui permet d’améliorer la vie des professionnels et des patients. Il y a encore trop d’obstacles, et faire connaître l’excellence et les circuits entre pairs et au grand public ne peut avoir que de réels bénéfices.
Les professionnels de santé ne sont pas formés à la communication grand public. Ils savent communiquer auprès de leurs pairs ou de lecteurs avertis. L’appétence du grand public pour les sujets de santé préexistait à la crise du Covid, ce qui a changé, c’est le mode de communication. Et les Palmes de la Médecine peuvent participer à cette éducation globale : comment aborder la santé et comment la communication peut en être un levier d’amélioration.
Nous avons des objectifs, des thématiques autour de l’accompagnement du patient, de la e-santé, de l’intelligence artificielle, de l’implication dans la prévention, des avancées en recherche clinique et, notamment, en recherche translationnelle qui accélère la mise à disposition des innovations. Les professionnels primés ont tous un parcours, un thème de recherche qui permet leur rayonnement régional, national ou international. Ces thématiques et personnalités doivent être connues et compréhensibles par le grand public. Afin de sortir du microcosme médical.
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