Rachid Ouramdane

Rachid Ouramdane

 
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1962 : Fin de la guerre d’Algérie. Cet événement historique est au centre de mon histoire.
1990 : Découverte du travail de William Forsythe avec Limb’s Theorem.
2005 : Création de mon premier solo – Les morts pudiques autour des constructions identitaires.


Je suis chorégraphe et danseur. Et j’aime à dire par paresse, même si je n’ai de cesse de courir de théâtres en villes et de centres chorégraphiques en pays souvent lointains. Né à Nîmes en 1971, j’ai commencé à danser à l’âge de 12 ans, un peu par hasard, en découvrant le hip-hop auquel j’ai immédiatement associé une puissante dimension sociale. L’idée allait faire son chemin et, peu à peu, le corps en mouvement s’est révélé pour moi le meilleur terrain d’expression pour prendre la parole. Au point, plus tard, d’abandonner mes études universitaires pour passer le concours de l’école de danse contemporaine d’Angers en 1992. Puis, se sont enchaînées les rencontres déterminantes avec de grands noms de la danse contemporaine, en France et à l’étranger, parmi lesquels Meg Stuart, Emmanuelle Huynh, Odile Duboc, Christian Rizzo, Hervé Robbe, Catherine Contour, Jeremy Nelson, Alain Buffard, et Julie Nioche, avec qui j’ai fondé l’association Fin Novembre. Depuis 2007, je crée des pièces chorégraphiques au sein de la compagnie L’A., tout en étant artiste associé à Bonlieu, Scène nationale d’Annecy, depuis 2005 et au Théâtre de la Ville, à Paris depuis 2010.

L’identité, au cœur de ma vie
Aussi étrange que cela puisse paraître, tout a débuté 9 ans avant ma naissance, lorsque mes parents ont quitté l’Algérie en 1962 pour s’installer en France. Une blessure familiale muette et profonde que j‘ai réellement pu exprimer en 2005 avec mon premier solo Les morts pudiques, puis avec Loin, en 2008, autre solo autobiographique pour lequel je suis parti au Vietnam sur les traces de mon père, algérien colonisé envoyé en ex-Indochine sous le drapeau français. Aujourd’hui encore, et je crois bien pour toujours, la réflexion sur l’identité est au cœur de ma vie, de mon travail. D’où ma quête permanente de témoignages et de documents d’archives recueillis par des documentaristes ou des auteurs qui ponctuent la quasi-totalité de mes spectacles fragmentés entre danse, installation plastique et outil multimédia. Actuellement tourne ma dernière création Tordre, qui fut notamment présentée au théâtre du Merlan à Marseille en décembre dernier, dans le cadre du festival Dansem. Un duo ultra épuré qui n’use ni de témoignages ni d’archives historiques comme dans mes spectacles précédents. Ici, les danseuses Lora Juodkaite et Annie Hanauer apparaissent en femmes fragiles et sensibles dans le nu du geste, seulement nourries par leur parcours de vie. L’essentiel.

 

Par Louis Badie

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