Cannes voit débarquer un concept qui pourrait bien rebattre les cartes du marché de l’art. La galerie My Hologram s’installe au Marriott, portée par un duo atypique : Vanessa Rigaud, juriste héritière d’une lignée de physiciens spécialistes de la lumière, et Philippe Letertre, professionnel de l’art contemporain. L’espace mise sur une approche qui transcende la frontière entre physique et numérique. Au cœur du dispositif, une technologie holographique qui libère l’art digital des écrans pour l’ancrer dans notre réalité tangible. La collaboration avec Plexi Azur, atelier historique qui fournissait César, Arman et Klein, apporte une légitimité artisanale à cette aventure high-tech. Cette initiative soulève des questions fondamentales. Que devient une œuvre numérique matérialisée ? Un tableau transformé en hologramme conserve-t-il son statut artistique ? Où se situe désormais la frontière entre innovation technologique et création pure ? En intégrant la blockchain pour garantir l’authenticité des pièces, My Hologram tente de résoudre l’équation de la propriété intellectuelle dans un univers où l’œuvre peut évoluer constamment. Une expérimentation qui pourrait définir les contours de l’art de demain – quand la lumière devient médium à part entière.
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