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Avec le Centre d’études, de restauration et de conservation des œuvres (CERCO) inauguré en 2013, le Museon Arlaten dispose aujourd’hui d’un outil ultramoderne qui donne sa véritable valeur au patrimoine.
Le Museon Arlaten comprend donc deux composantes : le musée ethnologique sur la Provence, bien connu et situé rue de la République, et le tout nouveau CERCO qui concrétise un vieux rêve de la conservatrice Dominique Serena – installé dans l’ancien atelier des roues de la SNCF. Si le premier – en cours de rénovation – ne rouvrira qu’en 2017, le second est totalement opérationnel. Il permet actuellement aux équipes du musée de procéder à l’inventaire et au conditionnement des œuvres, des livres et des archives, et de gérer au mieux les collections entreposées dans les réserves de ce pôle de 2 400 m2.
Mais le CERCO est bien plus qu’un simple lieu de stockage, il est également un centre tech- nique innovant et un outil au service du territoire. Le patrimoine nécessitant une gestion parti- culière mal appréhendée par le public, ce pôle de conservation, d’étude et de restauration bénéficie d’équipements de haute technologie. La plupart des 35 000 pièces enregistrées sont traitées dans les 300 m2 de salles techniques (5 000 à 7 000 pièces seront exposés au Museon). Au CERCO, on encadre, on restaure, on dépoussière, on assainit les matériaux dits organiques (papier, cuir, textile, bois…) grâce à une chambre d’anoxie qui détruit larves et insectes en les privant d’oxygène. En outre, le CERCO offre une large consultation de ses 50 fonds d’archives privées, écrites, sonores et audiovisuelles, et de ses 15 000 ouvrages consa- crés à la Provence. Outre la valorisation du précieux héritage remis par Mistral en 1899, le CERCO entend bien devenir un véritable centre de recherche, relancer des enquêtes ethno- graphiques sur la Provence d’aujourd’hui, et transformer, à terme, le Museon Arlaten en vérita- ble musée de société.
Par Maurice Gouiran
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