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Ses sculptures aux extrémités graphiques peuplent le paysage urbain de la Côte d’Azur. Et c’est avec ce vocabulaire plastique que Bernard Pagès a façonné ses œuvres sur papier, en parallèle, sans souci de production. Lorsqu’en 1968, on lui propose de participer à un projet d’édition, il prend alors un grillage de clôture dont il réalise une empreinte avec de l’argile et de l’huile de lin. Ce travail sera le premier d’une série ininterrompue, révélée pour la première fois dans cette exposition au musée Picasso. Glanant des matériaux naturels ou de récupération, de la tôle ondulée aux branchages des arbres, il les traduit par pression en noir ou en couleurs. L’idée est de mettre les papiers en péril, de le pousser au seuil de leur résistance
pour ouvrir des espaces artistiques encore inexplorés. Le catalogue de l’exposition, publié par les éditions Snoeck, présente notamment un propos de l’artiste, et des textes de la critique Catherine Millet et de Jean-Claude Andral, commissaire et directeur du musée d’Antibes.
Jusqu’au 21 juin
Antibes
Place Mariejol,
Tél. 04 92 90 54 20
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