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Aristide Maillol, La Vague, 1895-1898.
© collection particulière / Adagp, Paris 2014
Les peintres nabis affectionnaient tout particulièrement l’exercice de l’estampe. En 1896, le marchand d’art Ambroise Vollard consacre une exposition sur ce thème et demande à Pierre Bonnard d’en réaliser l’affiche. Odilon Redon, Paul Gauguin, Maurice Denis, Félix Vallotton, Toulouse-Lautrec, qui « n’étaient pas des graveurs de profession », constate Vollard, firent cependant de cette apparente « gageure » une « grande réussite d’art ». De cette exceptionnelle collection privée, le musée Bonnard présente une centaine de pièces, dont certaines séries complètes et inédites, tels les « Instruments de musique » de Vallotton, inspirés du graphisme de l’estampe japonaise. En effet, dès la fin du XIXe siècle, les Nabis se familiarisent avec l’art venu du pays du Soleil-Levant grâce à Samuel Bing, galeriste et négociant en art, qui édite Le Japon artistique, une revue spécialisée dans l’estampe nippone. Également sous influence, Aristide Maillol réalise à cette époque une gravure sur bois restée célèbre : La Vague (photo).

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