Maria Darkina

 
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Cette jeune actrice de 21 ans, d’origine russe, a fait ses armes à Prague, Londres et Los Angeles. Le Festival de Cannes, où elle était invitée cette année, pourrait donner un élan à sa carrière. Rencontre dans un salon cosy du Buddha-Bar Hotel Paris.

 

Côté formation, la charpente paraît plutôt solide. Premières bases de chant et de comédie à la Prague British School, puis une incursion à la Royal Academy of Dramatic Arts à Londres et une longue escale à la New York Film Academy à Los Angeles. Néanmoins, notre jeune actrice ne manque pas de lucidité : « Suivre des stages, étudier, ne permet pas réellement de se rendre compte de la réalité du métier et de la complexité pour trouver des engagements. On ne nous apprend pas ça à l’université. S’ajoute le fait que je ne suis pas américaine et que l’obtention de la carte verte est primordiale pour travailler là-bas. » Consciente de la chance d’avoir pu acquérir une grande partie des bases de son métier à deux pas d’Hollywood, elle n’ignore pas non plus l’impact que pourrait avoir le Festival de Cannes sur sa carrière. « C’est une chance pour moi d’avoir été invitée à ce grand festival. Vous avez la possibilité d’entrer en contact avec toute l’industrie mondiale du cinéma en une quinzaine de jours. C’est merveilleux. » Un enthousiasme teinté de détermination et d’admiration au regard de tous ceux avec qui elle souhaiterait travailler : « Je pense à James Cameron, Martin Scorsese, Ridley Scott ou Steven Spielberg mais aussi à Luc Besson en ce qui concerne la France. J’adorerais travailler avec une actrice comme Marion Cotillard. J’aime également beaucoup vos comédies. Celles avec Pierre Richard me plaisent énormément. Plus récent, il y a le film Intouchables qui est devenu une référence de la comédie à la française en Russie mais aussi à Los Angeles. J’ai d’ailleurs en projet de suivre des cours de français car votre langue est une musique à mon cœur. » Mais les ambitions de Maria Darkina ne s’arrêtent pas à sa carrière. Derrière cet engouement se cache un esprit de solidarité et d’entraide. « Pendant mes études, j’ai vu de nombreux talents qui n’avaient pas la possibilité de s’exprimer par manque de financement. J’ai donc rejoint une association (Vissi d’Arte) à Prague qui aide pour le moment de jeunes chanteurs à se faire connaître et dont je suis membre du jury. Je souhaiterais par la suite créer ma propre association pour aider jeunes acteurs, interprètes, écrivains/scénaristes, réalisateurs, chanteurs et stylistes afin de créer des connexions entre ces différentes disciplines artistiques. » Ce souci d’entraide, elle le voue aussi aux animaux, plus particulièrement aux chiens abandonnés, à travers une autre association (Ace of Heart) basée à Los Angeles. De quoi en vérité combler le cœur de cette jeune actrice, pour qui le meilleur reste à venir.

 

Par Harry Kampianne
© Valentina Eleonora Costa

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