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La construction du futur Centre d’Art et de Recherche a été officiellement lancée au mois d’avril de cette année, au cœur d’un dispositif qui devrait mettre la ville d’Arles à la croisée de toutes les réflexions culturelles.
Ceci n’est pas un musée
Arles, ville antique au patrimoine exceptionnel, se tourne vers l’avenir avec la Fondation Luma. Le Core Group LUMA Arles associe artistes, programmateurs et penseurs, via une série de think tanks pour générer de nouvelles approches autour du concept de la création contemporaine. Maja Hoffmann, qui préside au destin de LUMA (projet évalué entre 100 à 150 millions d’euros), précise : « Une part essentielle de notre projet, est d’ouvrir le campus pour qu’il s’intègre aux tissus artistique, intellectuel, écologique, social et économique d’Arles et de la Camargue. » Ces workshops permettront de tester de nouvelles pratiques et la réalisation du campus a été confiée à Frank Gehry puis à Annabelle Selldorf pour donner forme aux divers espaces le composant. Sur le site des anciens ateliers de fabrication de la SNCF, les choses se mettent en place. L’Atelier des Forges, fini en juin 2014, accueille des expositions de photographies et LUMA Arles sera rejoint par d’autres entreprises comme Actes Sud, l’Ecole nationale de la photographie… Ceci est tout l’inverse d’un musée, c’est une école de la pensée et de la création qui se met en place.
Questions sur le travail de l’architecte Frank Gehry
Avec Les Chroniques de Solaris, présentée à Arles tout cet été, les artistes Philippe Parreno, Liam Gillick et le commissaire d’exposition Hans Ulrich Obrist ont conçu cette installation – performance – autour d’une réflexion : comment représenter l’extraordinaire impact du studio Gehry, qui ne soit ni statique ni didactique. Les maquettes géantes des œuvres déroulées comme une biographie retracent les exemples les plus symptomatiques de la carrière de l’architecte, et ce, le temps d’une journée. De l’aube à la nuit, les marquises de Philippe Parenno, musique de Pierre Boulez à l’appui et mise en flammes par le Groupe F lors du vernissage, se tricotaient en un Gesamtkunstwerk, une œuvre d’art totale, à l’image de la direction prise par la fondation.
Par Dominique Juan
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