
L’exposition présentée en partenariat avec le Centre des monuments nationaux (CMN) au Château de Tarascon nous confie les clefs du monde énigmatique des cabinets de curiosités.
Pour la petite histoire, rappelons que ces étranges vitrines réunissant des objets de tout poil apparaissent à la Renaissance dans les chambres des merveilles (du nom allemand Wunderkammern désignant les collections des princes) avant de se multiplier dans toute l’Europe dès le XVIIe siècle. La mode était née. En fait, ce joyeux bric-à-brac visait à développer la connaissance du monde au travers de voyages lointains, d’échanges, d’expéditions… On y admirait planisphères, globes célestes, bijoux, coquillages, pierres précieuses, instruments scientifiques, minéraux et statues, mais aussi dragons, sirènes ou licornes… Tout ce qui étonnait par sa nouveauté et/ou son originalité y trouvait place. Puis ces collections, parfois précieuses, furent dispersées dans les musées et muséums jusqu’au XIXe siècle. De nos jours, la part de rêve et de mystère qu’évoquent les chambres des merveilles jouit d’un regain d’intérêt auprès de nos contemporains. En témoigne cette exposition qui entraîne le public à la découverte de sept cabinets, animés, lumineux ou sonores réunissant près de 250 objets, témoins de différentes époques. Après avoir parcouru de nombreux monuments nationaux, du palais Jacques Cœur à Bourges aux tours de La Rochelle, « Les Chambres des Merveilles » est présentée pour la première fois dans un monument partenaire qui ne fait pas partie du réseau du CMN. A Tarascon, l’exposition s’enrichit en plus d’œuvres contemporaines issues des collections de la ville ainsi que du projet mené par l’Atelier municipal d’arts plastiques..
Jusqu’au 4 novembre
au Château de Tarascon
Centre d’art René d’Anjou.
château.tarascon.fr
Par Louis Badie
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