Soirée electro

Le monde de la nuit bouge !

 
billionaire-soiree
 

 

Plongée dans l’univers de la fête et de ses tendances. Les bars restaurants à ambiance, les lieux de sortie éphémères et les festivals de musique ont la cote auprès des noctambules.
Avant, il y avait l’incontournable discothèque. Ce rendez-vous mythique du week-end où l’on faisait vibrer la piste de danse jusqu’à l’aube sous les reflets d’une boule à facettes. Mais en quelques années, le monde de la nuit a fait sa révolution. « Nous sommes passés de 10 000 discothèques dans les années 80, à moins de 2 000 aujourd’hui », témoigne Pierre Chambon, responsable de la branche Nuit pour l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. C’est désormais dans les établissements hybrides, où l’on peut prendre l’apéro, déguster un repas puis se déhancher sur le dancefloor, que la fiesta bat son plein. Le nombre de bars restaurants à ambiance a littéralement explosé. Et les night-clubs aussi se renouvellent grâce à la pluriactivité, l’adjonction de salles de bowling, de cinéma… Ils font le buzz avec des soirées à thème et des shows 100 % live.

Après le boulot entre potes
Cette saison, la plage du Batofar, un complexe culturel qui réunit une salle de concert, un restaurant et une terrasse, revient animer les quais de Paris pour la quinzième année consécutive. Au Bâoli à Cannes, la soirée débute par un apéritif à siroter tranquillement dans des canapés sous baldaquins. Après le dîner, le son monte crescendo jusqu’à ce que les tables modulables deviennent celles du club. La fête atteint alors son point culminant ! Le Black Legend à Monaco combine lui aussi un bar lounge, un restaurant et un night-club sur 650 m2. À la manière des Anglais, on sort de plus en plus tôt en Europe, et de manière récurrente. « Nous accueillons une clientèle d’habitués à 90 % », s’enthousiasme Serge Lo Monaco du Before sur le Port Hercule. Ici, on vient se relaxer autour de vins et de plats simples en version afterwork, avant que l’atmosphère s’embrase à partir de 23 heures avec un DJ résident. Au programme des mix : de la house, mais aussi des variantes plus underground comme la deep house, la tech house ou de la deep tech… À côté du traditionnel champagne, le mojito est devenu le cocktail number one, avec son côté frais qui sent bon le soleil de Cuba. Les vins rosés et les bières aromatisées avec des notes de fruits ont la cote. Les clubs sans alcool arrivent aussi en force.

Danser avec ses lunettes de soleil
En plus de l’élargissement du spectre de la boîte de nuit, l’autre tendance phare est celle du clubbing éphémère. Au lieu de s’arrimer à une même adresse toute l’année, les clubs se montent et se démontent comme des plages. Dans la capitale, de plus en plus de collectifs techno créent ainsi des festivités ponctuelles dans des lieux dédiés tels que le Yoyo au Palais de Tokyo ou totalement improbables comme des hangars et immeubles désaffectés. Ces joyeux lurons rythment l’agenda des noctambules en sortant des sentiers battus. « La culture de la fête en plein air a pris un essor considérable », ajoute Gabrielle de Villoutreys, bookeuse pour de nombreux festivals. Les terrasses festives ou rooftops sont devenues le grand must. Sur la Côte d’Azur, les bonnes vibes envahissent aussi le sable en été avec Les plages électroniques au pied du Palais des Festivals et les Hi Beach Parties sur la Promenade des Anglais. Des lieux qui n’ouvrent que quelques semaines dans l’année, comme le Gotha au Palm Beach, sont aujourd’hui the place to be pour les fêtards.

La course aux nouvelles technologies
« Lors de notre première édition il y a cinq ans, c’était le tout début des LEDs. Aujourd’hui, elles ont métamorphosé la physionomie de la nuit », témoigne Jean Albert Vergnaud, cofondateur du Monaco International Clubbing Show, qui investira la Principauté du 13 au 14 novembre 2014. Avec l’arrivée de dancefloors qui produisent de l’électricité grâce aux pas des danseurs, la notion de protection de l’environnement a fait irruption dans ce milieu. On voit aussi fleurir les « Silent parties », comme à l’hôtel 3.14 à Cannes ou au Stars’N’Bars à Monaco. Dans ces soirées silencieuses, inventées par des étudiants hollandais pour ne pas déranger leurs colocataires, chacun peut écouter la musique avec son casque. Si, aujourd’hui, les clubbers gardent les yeux rivés sur toutes les soirées grâce aux réseaux sociaux et réservent leurs places via les applications mobiles, les tablettes tactiles, qui permettent de commander des consommations directement depuis sa table, annoncent une nouvelle révolution.

Par Tanja Stojanov

 

RECEVEZ-nous

Vous êtes à l’affût des bonnes adresses ?
Découvrez les offres d’abonnement à votre magazine préféré !

Fondées en 1987, Les Éditions COTE sont le fruit d’une aventure familiale qui dure depuis plus de 39 ans. Les magazines, dédiés à l’art de vivre et au luxe en Provence et sur la Côte d’Azur, mettent en avant le territoire et les acteurs de notre belle région.