Laurent Tallet

La moitié de Marseille a déjà porté un T-shirt qu’il a imaginé, souvent sans même le savoir. Mais ça, c’était avant.

L’image de votre entreprise, c’est lui

D’un concept diffus, d’un produit aux vastes contours, d’une énergie impalpable, il va extraire l’essence pour imaginer une identité visuelle que tous pourront comprendre. Laurent Tallet, un artiste méconnu issu d’une génération où la créativité n’était pas à portée de clics.

« Je ne suis pas graphiste, je suis un illustrateur. J’ai toujours fait en un trait ce que les autres font en 3 ou 4 et je suis convaincu que ça sert à ceux qui veulent diffuser un message clair ».

C’est la monotonie des trajets autoroutiers avec son père qui lui fait apparaître les graffitis comme un art incompris, mais qui ne peut être que vu. De là naît, comme on dit dans le jargon du street art, son premier « blaze » : « voar ».

« D’aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé dessiner, mais c’est le besoin d’être vu qui m’a mené à le faire pour les autres ». Imprégné de tout ce qui l’attire : les mangas, la mode, les sneakers, le hip-hop puis le rap d’IAM, il développe sa patte. En 2001, l’arrivée du magazine Clarks, qui met en lumière des artistes émergents, lui fait réaliser que l’art qu’il affectionne tant est porteur d’un message qui n’intéresse pas que lui. Que l’art et la publicité peuvent graviter autour d’un même projet. « Clarks nourrit ma soif de découverte et facilite mes recherches sur cette culture de la rue qui dépasse les frontières de Marseille ».

C’est grâce à la révolution digitale et créative MySpace, que Laurent rencontre Driss, fondateur de Maison Mère. De ce duo uni par la passion des sneakers naît une première collaboration textile : des T-shirts intégrant le graffiti « Maison Mère » dessiné par Laurent et le « A » iconique de la marque. Un succès immédiat, ouvrant la voie à de nombreuses autres créations : La Bisette, La Glacerie La Cigale, Tripletta, Foot Locker, Jaïs (de Ramatuelle à Courchevel), jusqu’au T-shirt officiel du spectacle de Redouane Bougheraba au Vélodrome. Depuis 2023, Laurent signe ses projets sous l’appellation « Jamais bien loin ». Lui qui peut travailler avec ou sans brief, il n’a désormais aucune limite quant aux collaborations à venir. « Depuis la naissance de « Jamais bien loin », j’ai imaginé la DA d’un restaurant à Beyrouth, d’un glacier à l’Isle-sur-la-Sorgue, d’une marque de streetwear émergente à Marseille et j’ai collaboré avec Ricard ». En 2026, résolument décidé à explorer des milieux inconnus, « le monde de l’hôtellerie et des vignobles m’inspirent beaucoup, mais je suis ouvert à tout. », il a réussi un pari que son humilité l’empêche de verbaliser. Clarks n’est plus, mais COTE le valide, et à 100 %.

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