Jeanne Vicerial

Détricote la Biennale d'Aix

Couturière d’un nouveau genre, Jeanne Vicerial se définit comme chercheuse, designer et sculptrice. Un mélange qui séduit la Biennale d’Aix qui lui confie une carte blanche exceptionnelle.

À l’origine d’une technique de couture révolutionnaire qu’elle baptise tricotissage, Jeanne Vicerial fabrique des œuvres textiles qui s’exposent aujourd’hui dans quatre lieux aixois, du musée du Pavillon de Vendôme au musée des Tapisseries, en passant par la chapelle de la Visitation, sans oublier le musée Granet, où l’artiste distille quelques bustes féminins dans la galerie des Illustres, dans laquelle seuls les hommes sont représentés. Cette carte blanche convoque aussi Angelin Preljocaj, puisque c’est à travers ses créations pour Atys, mis en scène par le chorégraphe, que Jeanne Vicerial retrouve en 2022 ses racines aixoises : « Je suis née dans le Sud, mais nous sommes partis lorsque j’étais assez jeune. Aix est un endroit avec lequel j’ai une attache sensorielle, et que je regarde avec des yeux d’enfant. » Baptisé Incarnation, ce parcours est surtout l’occasion de découvrir le travail d’une artiste à la sensibilité onirique : « Comme je crée des sculptures de manière assez anatomique, un peu à la Frankenstein, il y avait cette idée de gestation, mais aussi celle de l’incarnation liée à tout ce qui touche au fictif et aux personnages. Et puis il y a aussi cette idée que le vêtement possède quelque chose de magique : c’est à la fois très intime pour chacun, tout en étant universel. »

Jeanne Vicerial, Incarnation, jusqu’au 4 octobre 2026 dans le cadre de  la Biennale d’Aix.

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