Jean Baqué

Image

Œuvrant dans un contexte pluridisciplinaire, ce radiologue intervient désormais régulièrement dans le traitement de fibromes utérins et d’adénomes prostatiques, et ce de façon « mini-invasive »

 

« On pratiquait déjà la radiologie interventionnelle dans les années 1980 mais cette spécialité a particulièrement progressé avec la miniaturisation du matériel et les progrès techniques de l’imagerie », s’enthousiasme le Dr Baqué, qui s’est spécialisé à Paris dans les techniques interventionnelles. Un parcours qui lui a permis de développer et de pratiquer cette activité à la Polyclinique Saint George, tout en restant également praticien attaché au CHU. Branche de la radiologie, la radiologie interventionnelle permet, par le guidage très précis des techniques d’imagerie, de réaliser des traitements dits « mini-invasifs », sans cicatrices ou sans importante anesthésie, en passant par les artères, les veines ou directement au travers de la peau vers les organes cibles. « Nous travaillons quotidiennement avec toutes les spécialités médicales dans l’aide au diagnostic, mais nous proposons maintenant ces nouvelles thérapeutiques, qui sont souvent discutées et validées en réunion pluridisciplinaire pour une prise en charge optimale du patient. N’ayant pas vocation à remplacer la chirurgie, la radiographie interventionnelle offre de nouvelles alternatives et elle est parfois la plus adaptée chez certains patients », ajoute ce médecin, sollicité de plus en plus souvent par exemple pour le traitement des fibromes utérins ou encore l’embolisation des varices pelviennes, pathologies bénignes de l’utérus mais pouvant provoquer douleurs et saignements anormaux. La radiographie interventionnelle permet ainsi d’intervenir sans pratiquer d’hystérectomie, et donc à la femme de conserver son utérus quand elle le souhaite. Il poursuit : « Comme l’embolisation dans l’adénome prostatique, cette technique peu invasive propose une approche différente de la chirurgie. On parvient ainsi à diminuer le volume de cette tumeur bénigne de la prostate avec des résultats très intéressants sur les symptômes du patient », poursuit le Dr Baqué, qui pratique régulièrement cette intervention. Autant de champs qui illustrent donc l’essor de la radiologie interventionnelle, à laquelle on recourt également en cancérologie, notamment dans le cas de lésions du foie, du rein ou du poumon. Si le patient est trop fragile pour une intervention classique, que l’accès aux tumeurs est difficile pour la chirurgie et que sa taille le permet, une approche percutanée par guidage radiologique peut être proposée. Et Jean Baqué de conclure : « Nous sommes parvenus à monter une équipe de six radiologues interventionnels qui travaillent dans les cliniques du groupe Kantys à Nice, en complément des autres radiologues spécialistes de notre groupe AzuRadiologie. Souvent les jeunes praticiens ne veulent plus être juste radiologues de quartier et préfèrent cette imagerie spécialisée. De plus, lorsqu’on a commencé à parler d’intelligence artificielle, certains prédisaient la mort de la radiologie. Or c’est précisément l’inverse qui se passe, l’IA est un nouvel outil et la radiologie se développe à grande vitesse dans cette spécialité interventionnelle, devenue incontournable dans une prise en charge moderne du patient. »

RECEVEZ-nous

Vous êtes à l’affût des bonnes adresses ?
Découvrez les offres d’abonnement à votre magazine préféré !

Fondées en 1987, Les Éditions COTE sont le fruit d’une aventure familiale qui dure depuis plus de 36 ans. Les magazines, dédiés à l’art de vivre et au luxe en Provence et sur la Côte d’Azur, mettent en avant le territoire et les acteurs de notre belle région.