

Le jazz bat son tempo chaque été au Palais Longchamp./© Valentine Kieffer
Cette année, le festival se déploie dans tout le département. Une fête communicative qui dépasse le cadre que nous lui connaissions pour partir à la conquête d’autres lieux, d’autres dates.
En près de 20 ans, le festival a bien changé. S’il garde la ligne insufflée par Roger Luccioni et Bernard Souroque, ses pères fondateurs, amener le meilleur de la planète jazz jusqu’à la cité phocéenne, il s’envole aujourd’hui avec 14 spectacles hors Marseille. Direction Vauvenargues, Cornillon-Confoux, Aix-la-Duranne, Salon-de-Provence, Istres, Pélissanne, Allauch, Aubagne… ainsi que d’autres rendez-vous, comme Les Musicales de la Font de Mai, à Aubagne, et avec des dates courant jusqu’en décembre.
Au cœur de Marseille Jazz des 5 continents
L’édition 2018 s’ouvre le 18 juillet avec un spectacle géant et gratuit, réunissant quelque 100 artistes dont Accoules Sax et Thomas de Pourquery, pour rejoindre ses bases, le théâtre Sylvain, le MuCEM et surtout le Palais Longchamp, où une programmation hors normes est attendue jusqu’au 27 juillet. Dans ce jardin résonnant de mille sons, les plus grands sont passés par là, pour le plaisir de spectateurs de plus en plus nombreux et enthousiastes.
Une création sur mesure
Erik Truffaz se lance dans une création étonnante, dans les pas de Pérotin, un des fondateurs de la musique polyphonique et du chant grégorien. En résidence à la Fondation Camargo, il a écrit une musique pour trompette et voix, qu’il présentera en compagnie de l’ensemble Emelthée du 12 au 16 juillet dans cinq abbayes et églises de la Métropole, y ajoutant sa touche jazz en improvisation. Des moments d’exception.
Par Gérard Martin
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