

Obéissant à sa passion, Hierro n’a que faire des discours sur l’art ou sur la nouveauté. Né à Casablanca et venu s’installer à Nice dès l’adolescence, il a très tôt été happé par son besoin de peindre, comme en témoigne sa première exposition à l’âge de 17 ans, qui l’a mené de Paris, Bâle ou Vienne jusqu’à San Francisco. Tenant son héritage de la peinture classique, cet aventurier dans l’âme l’enrichit de pratiques plus contemporaines, mettant en cause les contradictions de nos sociétés. Et désormais, il nous embarque dans l’univers vibrant des villes, sombre et inquiétant, mais surtout lumineux et joyeux, à travers sa toute nouvelle série de peintures. Un « Urban Garden », développé en résidence à La Menuiserie à Nice et qu’il poursuit cet été à New York à la galerie 345, avant de revenir présenter ces deux volets ensemble à Nice, en 2019. Inspiré par l’énergie du street art, l’artiste pose ici une calligraphie qui lui est propre pour apporter un élan d’espoir, celui de l’art qui sort des turpitudes. « Picasso peignait Guernica, Goya le Tres de Mayo… S’il n’y avait pas la peinture, la musique ou la gastronomie, les gens seraient livrés à des systèmes », témoigne Hierro, qui s’imprègne de l’énergie des villes aux quatre coins du monde, avec comme background toutes les formes d’art. Entre les fleurs, les mots, leurs couleurs et leur poésie, il libère ainsi des énergies résolument positives de Londres à Singapour, en passant par Miami, délivrant un message universel.
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