De l’hôpital au laboratoire, ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques
Responsable de l’unité de cancérologie cutanée du CHU de Nice, ce PU-PH publie régulièrement ses recherches cliniques et translationnelles à l’international.
« Je suis un pur produit de la formation niçoise, depuis la maternelle jusqu’aux bancs de la Faculté de médecine. Passionné de rugby, sport que j’ai pratiqué jusqu’à mes 18 ans, j’ai finalement laissé de côté cette activité pour me consacrer entièrement à la médecine, même si je reste passionné de rugby derrière les écrans dorénavant ! », sourit Henri Montaudié. Ayant choisi de se spécialiser en cancérologie cutanée lors de son clinicat, le praticien a été formé par le Pr Lacour et le Pr Passeron. Membre de plusieurs sociétés savantes nationales et internationales, il a très tôt orienté son activité – axée à 90 % sur l’oncodermatologie – vers la recherche. Fort de cette vocation, il fera son Master 2 de recherche en 2012 au sein du C3M à Nice, sur la thématique du mélanome. Trois ans de travaux fondamentaux suivront, conduits à Nice et à l’Institut Curie (Université Paris-Saclay) dans l’équipe du Dr Lionel Larue, qui déboucheront en 2019 sur l’obtention d’un Doctorat en sciences. En 2021, il soutiendra également son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), suite à des travaux menés in vitro et in vivo sur un nouveau gène impliqué dans la mélanomagenèse et qui fera l’objet d’un dépôt de brevet. Cet ancrage dans un environnement scientifique d’une richesse exceptionnelle, dans lequel il évolue avec 3 équipes INSERM dédiées au mélanome et géographiquement très proches du service de dermatologie à l’Archet, lui permet de participer, collaborer et mener de nombreux projets de recherche translationnelle très stimulants, et de les valoriser par des communications et publications scientifiques.
La recherche clinique et translationnelle au service des patients
Le Pr Montaudié est investigateur principal de plus de 50 essais multicentriques industriels et 10 essais académiques, et coordonnateur national de 6 essais multicentriques, tous consacrés au mélanome ou aux carcinomes cutanés : « La recherche clinique est ancrée dans l’ADN de notre service depuis des décennies et nous menons de nombreux travaux académiques en lien avec les équipes de divers CHU en France et de l’INSERM, mais aussi en partenariat avec des industriels pharmaceutiques ». Grâce à la labellisation CLIP² par l’INCA, obtenue en partenariat avec le Centre Antoine Lacassagne, le service peut proposer aux patients de participer à des essais de phases précoces, première étape d’étude d’un médicament chez l’humain après les essais précliniques. « Ces essais représentent des opportunités supplémentaires pour nos patients de bénéficier d’innovations thérapeutiques », se réjouit le Pr Montaudié. Une révolution des soins quand on sait que l’oncodermatologie est longtemps restée le parent pauvre de la cancérologie. « Depuis une décennie maintenant, des avancées considérables ont lieu avec l’avènement des thérapies ciblées et des immunothérapies. Nous vivons une période formidablement stimulante sur le plan scientifique et médical avec des bénéfices concrets qu’on observe au quotidien avec et pour nos patients. Mais beaucoup de chemin reste encore à faire », ajoute le Pr Montaudié, qui partage son engagement professionnel avec son épouse, le Professeur Bérengère Dadone-Montaudié, chef du laboratoire d’oncologie moléculaire au CHU.
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