Par le langage du corps
Elle incarne tantôt la féerie du classique, en pointes et tutu. Tantôt l’incandescente Carmen, rouge, voluptueuse, les gestes ancrés au sol. « J’ai une base de danse classique à partir de laquelle je peux exprimer tous les styles, le cabaret, le moderne, le jazz, le hip-hop… Le mouvement m’est plus naturel que la parole pour partager ce que je ressens et c’est d’abord parce que cela me touche, intérieurement, que le public peut être ému en retour », raconte Ginevra de Masi. La danseuse napolitaine a fondé sur la Côte d’Azur la compagnie Emotions Arts, parce qu’au-delà du divertissement, elle souhaite inscrire des souvenirs durables. Depuis 2025, sa troupe, composée d’une vingtaine d’âmes, s’est produite de l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo au théâtre Anthéa d’Antibes. Performances lors d’événements, show sur-mesure et spectacles en grandes salles… les représentations s’ouvrent également à des solistes.
Pour Ginevra de Masi, la danse a commencé comme un jeu, dès l’âge de 3 ans. Formée à l’Ecole de Danse du Théâtre San Carlo à Naples et arrivée sur la Riviera il y a 6 ans, elle a collaboré avec plusieurs troupes avant de donner naissance à la sienne. « J’avais envie de créer mes chorégraphies, de partager ma vision et régler tous les détails. Je pars toujours de la musique pour choisir ensuite les costumes », détaille l’Italienne. Sur scène, cinq danseuses peuvent ainsi atteindre une telle précision qu’elles semblent former un seul corps, fruit d’un travail de patience et d’exigence. « Ce métier demande des sacrifices et nous sommes comme une famille. J’ai d’ailleurs une sœur jumelle, elle aussi danseuse, et c’est une joie incroyable de nous retrouver à danser ensemble. Dans cette compagnie, je tiens à ce que chacun exprime sa personnalité, son talent, et ce sans compétition. C’est aussi ce qui me permet, chaque fois que je monte sur scène, de retrouver intacte la joie de mes débuts, quand je dansais étant enfant ».

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