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De la création de produits originaux aux nouvelles technologies de l’information et la communication, les entreprises azuréennes sont un véritable atout de la région. Economie, banque, immobilier, urbanisme, architecture… cette rubrique se place au plus près des initiatives et transformations de nos villes. Ici, le concours ArchiCOTE vient également tous les ans récompenser les projets d’architectes les plus engagés et inscrits dans leur territoire.

septembre 2021

Immeuble collectif, Nice

  • PRIX PROJET PC OBTENU
  • Opération de quarante-trois logements
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La façade animée comme une partition de lignes verticales. 
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Maîtrise d’ouvrage : CDC Habitat - Architectes : Erades & Bouzat (Christophe Erades et Céline Bouzat) - Surface SHON : 2 550 m2Montant des travaux : 3 423 000 € HT - Livraison : 2022

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Opération de quarante-trois logements

Il s’agit ici d’une forme urbaine simple, un projet en R +6 qui assure la transition entre un ancien bâtiment niçois à l’ouest et un bâtiment contemporain à l’est. Il s’implante en limite de propriété donnant sur la voie. Le rez-de-chaussée, en contact avec la rue, est un niveau volontairement inhabité. Il dispose d’une façade particulièrement soignée, avec de nombreuses transparences, ce qui permet d’éviter de mettre en confrontation un mur aveugle directement avec le piéton. Les deux halls du bâtiment sont localisés sur cette façade. Pour valoriser ces accès, le glissement d’une partie du volume du rez-de-chaussée permet de créer un porche abrité qui marque l’entrée du bâtiment. En cœur d’Îlot, côté façade nord, la dalle haute du rez-de-chaussée se poursuit jusqu’à la limite de propriété, recréant à 3 m du sol naturel une terrasse végétalisée. En étage, les logements se prolongent sur des espaces extérieurs. Les balcons sont généralement filants, parfois ponctuels. En nez de dalle, des poteaux lient les niveaux entre eux sur simple ou double hauteur, et constituent une grille qui met à distance la rue. Cette façade cartésienne et urbaine viendra en contrepoint du futur mail végétal envisagé par les documents d’urbanisme, et qui met en relation la colline Cimiez et le jardin Thiol.

L’avis du jury : On se trouve ici dans un îlot urbain, avec une parcelle accidentée à angles aigus. Il n’en reste pas moins que les plans présentent des typologies généreuses, avec des espaces extérieurs, parfois des doubles hauteurs qui sont rares à voir dans ce type de programme. La composition de façade résolument urbaine s’inscrit bien dans son tissu urbain et postmoderne. Nous avons donc souhaité saluer ce travail, dans ces opérations de logement collectif qui sont, on le sait, des commandes contraintes et à forts enjeux pour les architectes de demain.

L’agence : Elle est née de la rencontre de deux architectes qui se sont croisés sur les bancs de l’Ecole d’Architecture de Marseille Luminy et ont créé dès 1999 leur agence dans les Alpes-Maritimes. Leurs projets de logements, d’équipements ou de bureaux tentent tous d’apporter à des contextes difficiles et des programmes complexes des réponses simples et évidentes.