Depuis notre dernière visite chez Iwao, rue Sainte, la carte s’est considérablement enrichie, et le bol unique du début a laissé place à un véritable répertoire de ramens. Cinq bouillons composent aujourd’hui l’ossature du menu : le Shoyu au poulet et sa tranche de porc braisé, le Miso relevé d’ail et de gingembre, le Yasai Miso végétarien au lait de soja et sésame, l’Asari aux palourdes fraîches et dashi de poisson, et le Tantanmen, version épicée et crémeuse au sésame blanc et à l’huile pimentée. Une version enfant, plus douce, complète l’offre. Chaque bol se personnalise à la demande : œuf mollet mariné, chashu de porc supplémentaire, menma, feuille de nori ou pâte de piment fort, à manier, prévient la carte, avec beaucoup de précaution.
Avant le bouillon, la maison propose désormais un vrai choix d’entrées : gyoza maison, tofu katsu, porc tonkatsu, aubergine sautée, filets de maquereaux marinés au vinaigre de riz. Et pour ceux qui veulent prolonger l’escale sans céder à la seule soupe, des plats à base de riz ont fait leur apparition : donburi au tofu frit et miso, échine de porc sautée à l’oignon et au gingembre, ou karaage curry, où la fameuse cuisse de poulet frite vient napper un bol de riz au curry maison surmonté d’un œuf mollet.
Côté ambiance, l’immersion continue de faire des heureux : lanternes multicolores suspendues au plafond, alcôves empruntées aux temples traditionnels, cuisine ouverte où s’active une brigade en pleine vapeur, jusqu’à un petit coin dédié aux jeux vidéo rétro pour patienter en attendant sa table. La maison a aussi retravaillé ses bouillons, plus longuement mijotés et réassaisonnés, pour gagner encore en profondeur.
Mais la vraie surprise, c’est du côté des boissons qu’elle se niche : Iwao a déployé une carte de saké qui n’a rien d’anecdotique. Entre les cuvées florales à savourer en petit verre de 8 cl, les incontournables traditionnels et une référence d’exception à 60 euros la carafe, la sélection rivalise avec celle d’une véritable maison spécialisée. On y trouve aussi du saké chaud, des liqueurs comme l’umeshu à la prune ou l’ultra yuzu, un cocktail highball signature au whisky Toki, ainsi qu’une belle brochette de whiskies, gins et rhums japonais pour accompagner les nouilles jusqu’au bout de la soirée. Les becs sucrés ne sont pas oubliés côté softs, avec une ramune, la limonade japonaise pétillante, déclinée nature, melon ou prune.
De quoi transformer un simple dîner de ramens en une vraie traversée du Japon, du bol jusqu’au verre.
IWAO
27 rue Sainte, 13001 Marseille.
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 14h30, et du jeudi au samedi de 20h à 22h30.
Tél. 04 91 54 08 27
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