De visages en collages
Suivi par une trentaine de galeries de Los Angeles à Shanghai, le plasticien d’Aix-en-Provence a imaginé les trophées COTE Innov’ comme des compressions totémiques.
Il voulait être prof d’histoire de l’art à la fac, et il est finalement devenu artiste, à temps complet. « Je viens tous les jours à l’atelier, sans savoir toujours précisément ce sur quoi je vais travailler mais c’est par le faire que les choses prennent. Je commence une toile et ensuite je passe d’un étage à un autre, je m’active sur plusieurs œuvres à la fois », s’enthousiasme Cédric Bouteiller, qui après des études d’arts plastiques et philo à la Faculté d’Aix-en-Provence est aujourd’hui représenté à l’international par le réseau Bel Air Fine Art, et notamment à Cannes. Dans son atelier de 600 m2 à Aix, surgissent des œuvres sur plexi à l’écriture calligraphique rapide et instinctive. Des encres nées de sa rencontre avec Zao Wou-Ki, tracées avec de gros pinceaux chinois et dont il colore ensuite les fonds à la bombe. Pour ses Street collages – Street arrachages, l’artiste ramasse dans la rue ou collecte des affiches publicitaires qu’il colle ensuite l’une sur l’autre, qu’il graffe et peint en multiples strates. Ce sont alors des couches de motifs et couleurs qu’il arrache, comme des peaux, et qui lui servent de matière première pour créer des tableaux. « Ce qui m’intéresse ici c’est ce qu’il se passe dans les déchirures », poursuit Cédric Bouteiller. Très nietzschéen dans l’âme, et porté par la volonté et la joie d’aller au-delà par l’art, Cédric avait fait le covering d’une ancienne Rolls-Royce de César, à la demande de son ami, le neveu du sculpteur : « Je l’avais couverte d’autocollants, puis après l’expo je les avais arrachés et compressés pour en faire des totems. C’est dans cet esprit que j’ai pensé les trophées COTE Innov
@cedric_bouteiller
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