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Marseille Saint-Charles

  • Gare souterraine
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07.2014

Avant 2030, la future gare souterraine de Marseille Saint-Charles accueillera plus de 20 millions de passagers par an, contre 12 millions aujourd’hui. Ce projet gigantesque aura des répercussions directes sur la ville, ses environs et bien au-delà en Europe.

 

 

Ouvrage d’art
« En une décennie à peine, la gare Saint-Charles à Marseille a atteint ses limites de capacité et il est impossible de la faire évoluer davantage introduit François Quetin, à la direction déléguée aux grands projets de la SNCF. Victime de son succès grâce, notamment au TGV, mais aussi à l’augmentation significative des liaisons régionales, il n’est effectivement plus envisageable d’y faire circuler des trains supplémentaires sans détériorer la qualité, la fiabilité et l’offre des services actuels. Un seuil de saturation naturellement accentué par la configuration du site en cul-de-sac et par le manque d’espace autour de la gare. »

 

Un projet à 2,5 milliards d’euros
« Comme pour chaque réalisation de ce type, véritable ouvrage d’art, il existe une incertitude individuelle liée à la complexité même du projet. Les travaux de Saint-Charles sont tels qu’ils sont qualifiés de chantier de la décennie 2020/2030 pour la SNCF », poursuit François Quetin. En effet, cette nouvelle gare souterraine permettra de doubler la capacité d’accueil actuelle, qui passera de 23 trains, en heure de pointe en 2012, à 44 trains à l’horizon 2030, au bénéfice de l’offre TER mais aussi de l’offre TGV. Pour sa part, Jean-Michel Cherrier, directeur régional adjoint de Réseau ferré de France (maître d’ouvrage du projet) et responsable de la mission Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur, rappelle qu’au stade actuel des réflexions, le projet, dont le coût est estimé à 2,5 milliards d’euros, comporte deux éléments principaux. « Tout d’abord, la création de quatre voies à quai en souterrain, en liaison avec la gare existante. Cette gare souterraine sera créée sous l’actuelle, car une création en surface serait moins efficace en termes de transport et pénaliserait le quartier avoisinant. Il s’agira donc de réaliser une traversée souterraine de Marseille, en amont et en aval de la gare. Ce tunnel de 10 km est nécessaire pour créer des quais filants et ne plus avoir la configuration en impasse… »

 

Un enjeu urbain capital
Pour anticiper la réalisation de la gare souterraine, l’Etat et ses partenaires s’engagent, dès à présent, à donner la priorité aux trains du quotidien et améliorer le réseau existant avec, par exemple, dès 2015, la mise en service de la 3e voie Marseille-Aubagne-Toulon. Les Marseillais profiteront ainsi pour les trajets domicile-travail-études-loisirs-shopping de 50 % de TER en plus. Plus fréquents donc, mais aussi plus fiables et plus rapides (de 5 à 15 minutes) avec des liaisons express directes ou semi-directes entre Aix, Aubagne et Vitrolles. À terme, la gare Saint-Charles ne sera plus forcément un terminus mais bien un pôle d’échanges renforcé, avec accès et connexions optimisés des trains aux bus, métros, trams, navettes aéroport. S’y ajouteront un grand centre d’affaires (salles de réunion, séminaires et formations, des bureaux équipés et connectés, disponibles à l’heure ou à la journée) et de nombreux commerces et services tels que centres médicaux, laboratoire, boutiques, crèche, halte-garderie, lieu d’expositions ... « Un des enjeux de cette nouvelle gare sera naturellement de limiter l’usage de l’automobile en ville, insiste François Quetin. Rappelons que Marseille est la ville la plus embouteillée de France ; un automobiliste perd en moyenne 10 jours par an dans les bouchons. L’aménagement du transport ferroviaire se présente donc comme une priorité à plusieurs niveaux. Mieux, une urgence. » Outre une meilleure qualité de vie dans Marseille, ces aménagements de liaisons locales aideront aussi à mieux connecter la région Provence-Alpes-Côte d’Azur aux autres, et à l’international, notamment sur l’arc Barcelone-Marseille-Gênes et au-delà. Une circulation élargie autour du corridor méditerranéen et des facilités accrues avec les liaisons internationales du Nord de l’Europe.

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