AlicePol 2008 copie
 

Alice Pol

  • Glamoureuse sans artifice

02.2016

« J’adore Marseille, sa lumière, son ambiance de “bordel heureux”, sa beauté brute, pas polie, son identité si forte, avec ses gens, leurs caractères : on sait qu’on est à Marseille à la seconde où on descend du train. J’y reviens un week-end sur deux en dehors des tournages, j’y ai mes parents, l’une de mes sœurs, mes copains, mon amie d’enfance... C’est ici que j’ai joué au Quai du Rire la première pièce que j’ai écrite et montée avec mon meilleur ami : C’est tout droit, ou l’inverse. Aller sur scène, le rideau rouge et les planches, ce fut comme un appel, un rapport à l’imaginaire et, en même temps, une façon de ne jamais lâcher l’enfance. Puis, entre deux petits rôles, sur le tournage d’une pub Ikea, j’ai rencontré Pascal Chaumeil. Il m’a « vue » m’a fait confiance et tout a décollé. Un cercle vertueux qui a conduit à ma rencontre avec Dany Boon.

 

Générosité et bienveillance
Ce sont à mes yeux les deux plus belles qualités, Dany Boon les incarne parfaitement. Quand il m’a proposé de tourner avec lui Supercondriaque, c’était mon rêve qui se réalisait, j’entrais vraiment dans « la bande ». Rire ou émouvoir, ce n’est pas la question : dans le film de Claude Lelouch Un + une, mon rôle est romantique, pas comique. Claude rend les femmes séduisantes et sensuelles avec naturel : c’est le vrai glamour, sans déguisement. J’aime composer, adapter ma manière de me mouvoir, me fondre dans l’univers du metteur en scène, et en même temps, s’il m’en donne l’occasion, je peux dans ce périmètre autorisé me lancer comme un enfant joyeux dans une aire de jeu. Dans Cézanne et moi, tourné en partie à Aix-en-Provence, je suis Alexandrine Zola. J’ai adoré ce morphing progressif du personnage de 20 à 50 ans. Danielle Thomson filme les acteurs sans chercher à les écraser, elle sait qu’ainsi elle peut nous emmener à plein d’endroits... Après son film, je retrouverai Dany Boon dans Raide dingue. »

 

1991 : À 19 ans, je quitte Marseille pour Paris
2011 : Un plan parfait, de Pascal Chaumeil, le film qui m’a révélée
2014 : Supercondriaque, je rencontre Dany Boon, un grand frère

 

Par Claude Ponsolle
Photogrphie : François Berthier