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PARU DANS COTE MARSEILLE PROVENCE

 
 siska
 

Siska

  • Watcha Clan et la suite
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04.2015

La belle Karine Hallakoun-Kaczurynski dans le groupe Watcha Clan enflammait la scène world music de ses influences trip-hop, electro et jungle. Aujourd'hui, elle arrive avec sa nouvelle identité musicale signée siska.

 

Née en 1969 dans une famille musicienne, d'un père médecin berbère, séfarade, et d'une mère lituanienne, ashkénaze, tous deux débarqués à Marseille en 1966, la petite Karine passe sa jeunesse dans les quartiers Nord de la ville, du côté du Merlan. Bercés par les chants traditionnels mais aussi le gospel et la soul, tous les hobbies familiaux tournent autour de l'expression musicale. Dans leur jeunesse, ses parents avaient monté une compagnie en Israël et son frère aîné, aujourd'hui ingénieur, l'aide dans ses premières approches. Quelques signes avant-coureurs laissaient bien entendre qu'elle serait une bête de scène. Chanteuse dans les chœurs du légendaire Raoul Petite, son école, c'est la communauté rasta aux côtés de Jahby ou Ado, dont elle hérite de la philosophie. Connectée à la nature, elle devient végétarienne, partageant, gamine, son temps entre fac et plateaux. Il aura fallu un voyage à Montréal qui devait finaliser ses études, DEA d'économétrie et DESS en économie du tourisme, pour qu'elle prenne conscience que tous ses chemins la menaient à la musique. En 1998, c'est la naissance de Watcha Clan. Gros succès et grosses tournées. Le groupe s'affirme, conquiert les États-Unis, l'Allemagne, et sillonne les festivals. Sous le label Piranha, ils sont donc quatre musiciens, Karine alias sista k, Suprem Clem, Nassim et Matt Labesse, deux techniciens sono et un manager à parcourir la planète. Déjà avec Clément aux bandes-son, mais aussi des instruments traditionnels comme cette basse gumbri, issue de la culture gnawi, c'est une world musique endiablée, interprétée en yiddish, en arabe, qui dépoussière les morceaux traditionnels et la rend célèbre jusqu'en 2013 alors qu'elle danse à en faire perdre le souffle au public. Belle, la peau mate, les pommettes saillantes, le nez busqué, de grands yeux bleus en amande, les cheveux prisonniers de longues dreads ou d'un foulard entortillé sur le haut du crâne, toujours sur la route, Karine a de plus un sacré look. Un look de reine.

 

Un nouveau monde musical
Karine s'installe en bord de mer, a un enfant – une petite Shanti* – et part en quête de nouvelles inspirations, d'autres sensations musicales. Elle écrit ses textes en anglais, accompagnée d'une guitare, d'une batterie et de son complice des premiers succès, Clément, toujours à l'habillage sonore. Virage radical, voix étoffée, ses compositions electro-soul enchantent. Après une année et demie de travail, elle a sorti en février dernier une vidéo et un EP (mini-album) de 4 titres. Puis, c'est une résidence à l'Affranchi, toujours en février, et un passage à l'U.Percut, à Marseille, en mars. Pour ce tournant musical important, ce pari régénérant, Karine s'appuie sur ses acquis et devient siska.

* « sérénité » en sanscrit / * "Serenity" in Sanskrit

On peut découvrir son nouvel univers dans une vidéo concept signée Guillaume Panariello

http://blended.fr/highlights/siska-unconditional-rebel
www.siska-sound.com

 

Par Dominique Juan

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