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PARU DANS COTE MARSEILLE PROVENCE

 
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Sandrine Piau

  • [ À la croisée des cordes ]
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01.2015

1975 : Entrée à la Maîtrise de Radio France (formation)
1985 : CNSM de Paris
1994 : Martin, mon mari


« Née en 1965 dans un milieu mélomane, mon père m’avait emmenée voir Les Aristochats, je rêvais de jouer de la harpe comme Duchesse… Mon entrée à 10 ans à la Maîtrise de Radio France marque un vrai virage dans ma vie et reste encore gravée en moi comme un très bon moment : je devenais indépendante, je prenais le métro seule, rencontrais ma meilleure amie, Marianne, j’assistais à La Bohème et à de nombreux spectacles et m’imaginais sous les feux de la rampe, poussière tourbillonnant dans la lumière des projecteurs… J’ai adoré les odeurs de l’arrière-scène de l’Opéra Garnier autant que sa musique…

 

D’une corde, l’autre
Mon entrée au conservatoire, discipline harpe, marque un deuxième virage déterminant. Après le 2e prix de harpe en 1988, je rencontrai William Christie qui, décidant « Je ferai de toi une chanteuse », me fit entrer en 1989 dans sa classe d’interprétation de musique ancienne et passer des 47 cordes de ma harpe aux 2 cordes de ma voix. Puis, il me confia un rôle dans ses productions au Festival d’Aix-en-Provence : Fairy Queen de Purcell (1989), Les Indes galantes (1990) et Castor et Pollux (1991) de Rameau. D’autres rencontres ont suivi, comme celle avec Christophe Rousset (Hændel, 2004), qui m’ont fait m’ouvrir du répertoire baroque au classique (Mozart) et romantique… Ce sont ces rencontres dont je me souviens, plus que des prix et récompenses. J’avais en moi ce rêve que je croyais impossible en raison de mes contraintes professionnelles : avoir des enfants, une vie de femme. En me proposant de s’arrêter de travailler et de s’occuper de nos enfants, Léa née en 1999 et Fabio en 2001, Martin m’a ouvert cette porte. Nous avons choisi de vivre à Marseille, près de la mer, où je passe une bonne partie de l’année. Cet été au Festival d’Aix-en-Provence, je reprendrai avec R. Carsen, Titania, un elfe aux cheveux bleu, dans Songe d’une Nuit d’été de Britten. Desperate heroine ?* Je suis plutôt gaie, malgré une vision parfois sombre, j’aime cette musique d’émotion, comme ces airs de Mozart finement désespérés… »

*Desperate heroines, Sandrine Piau chante Mozart.

 


Par Claude Ponsolle

  • COTE 30 ANS

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