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PARU DANS COTE MARSEILLE PROVENCE

 
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En selle !

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12.2014

Circuler à vélo dans Marseille relève du défi. N’empêche, une poignée de boutiques exclusivement dédiées à ce mode de locomotion très urbain n’hésitent pas à présenter leurs modèles comme de véritables objets désirables.


C’est décidé, on s’aligne sur Bordeaux, Lyon, Paris et Strasbourg, et on troque sa boîte 6 vitesses contre un joli vélo, chic et ville. Pliable, électrique, customisé, vintage, sur mesure… C’est au choix et à la mode. « Sans aucun doute, la référence reste San Francisco, aux États-Unis, où depuis des décennies le vélo est omniprésent pour tous et en toutes circonstances. Et ce, malgré ses 40 collines », ironise Thomas Degert, propriétaire de la boutique Road Art et Road Art Gallery à La Joliette. Dans l’Hexagone, force est de constater que Marseille arrive encore en queue de peloton. Mais tout s’explique. Ici, la voiture est reine au prix d’embouteillages permanents, d’une circulation et de stationnement anarchiques. Résultat, les nombreuses stations « Vélib’ » ne convainquent toujours pas les Marseillais d’enfourcher une bicyclette, aussi belle soit-elle. Faut-il aussi évoquer l’indigence des pistes cyclables et le peu d’espace sécurisé qui leur est réservé ? Paradoxalement, il est amusant – et encourageant – de constater que l’un des emblèmes de la cité phocéenne se nomme… le Vélodrome ! Sur ce sursaut d’optimisme, le créateur de Road Art rappelle que Marseille sera capitale du sport en 2017. « Un bon levier pour que la ville en général et son centre en particulier accordent enfin au vélo la place qu’il mérite. »

Shopping facile
Dans sa boutique et sa galerie d’art contemporain, qui accueille d’ailleurs la photographe plasticienne Rachel Bandit jusqu’au 20 janvier 2015, Thomas propose d’harmoniser les engins aux fantaisies de leurs propriétaires et, mieux, de les réaliser sur mesure. On retrouve également de jolis spécimens chez Cyclable (boulevard Rabateau) parmi lesquels des vélos électriques design, mais aussi les Pashley Guv’nor Speed5 ou Britannia, entièrement fabriqués à la main et sur commande en Angleterre. Et c’est sans compter, pour les accros au grand luxe, sur le Flâneur d’Hermès et sa version sportive. Sachez également que des balades nocturnes mensuelles sont organisées dès les beaux jours à Marseille par Vélorution (www.velorution-marseille.org). Alors, en attendant le retour du printemps, plongez-vous dans le roman d’Éric Le Braz, L’homme qui tuait les voitures. Celui-ci retrace avec humour la psychose qui s’empare de la capitale lorsqu’un cycliste tueur en série s’en prend aux automobilistes !

 


Par Louis Badie

  • COTE 30 ANS

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