Urbanisme

 

 

 

 

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Les calanques de Sormiou./ © Philippe Echaroux

Le Parc national des Calanques

  • Une beauté à couper le souffle

05.2018

De Cassis à Marseille, ses 20 kilomètres de falaises calcaires et de fonds marins offrent l’exceptionnel, sur terre comme sous l’eau.

Les calanques se méritent et laissent un souvenir indélébile. Elles se découvrent de multiples façons et se dévoilent différemment aux plus aventureux. Enfoncées entre deux falaises de calcaire, elles s’aperçoivent entre les pins. Le bleu profond de leurs eaux stupéfait. De la mer, on y accède en bateau, en kayak, en paddle. Masque et tuba prêts à l’usage, l’exploration des fonds marins assure un joli spectacle. Que de beautés ! Mais que de menaces aussi. Un Parc national est un territoire reconnu par la communauté scientifique internationale et l’État, et justifie d’une protection et d’une gestion qui vise l’excellence. De nombreux projets sont menés de front par le Parc et ses partenaires, sur la terre comme sous l’eau. La Restauration écologique expérimentale des petits fonds côtiers de la calanque de Cortiou (REXCOR) est un de ceux-là, tout comme le projet LIFE Nature et Biodiversité.

Des enjeux liés à la restauration et à la réintroduction
REXCOR est une opération expérimentale qui vise à restaurer la calanque de Cortiou, historiquement dégradée, grâce à l’immersion de récifs artificiels. Il s’agit de réhabiliter certaines fonctionnalités écologiques d’habitat, de nurserie et de biomasse, afin de favoriser le retour d’une biodiversité plus riche. D’étranges récifs artificiels sont disposés sur 4 sites distincts, immergés entre 10 et 20 mètres de profondeur. De trois formes différentes, ils per­met­tent le peuplement par les coraux, éponges et anémones, et l’installation de poissons et de langoustes. De plus, le Parc, en partenariat avec l’ensemble des acteurs du territoire et l’Agence régionale pour l’environnement et l’écodéveloppement, propose de développer un projet européen LIFE sur cinq ans, pour préserver ces habitats littoraux. Focus sur la réintroduc­tion et le renforcement des populations d’Astragalus tragacantha, plus connue sous le nom d’astragale de Marseille, une espèce très vulnérable, aujourd’hui au centre des intérêts écolo­giques du site.