Urbanisme

 

 tour nouvel 1

La tour face Nord embrassant la mer et l’horizon

Tour La Marseillaise

  • Sa majesté

03.2018

Au garde-à-vous, droite comme un I aux couleurs de la France, on pourra presque, depuis le large, entendre la tour entonner La Marseillaise lors de son inauguration prochaine.

 

Elle est pile face à la mer. Un privilège unique en France pour un Immeuble de Grande Hauteur (IGH). Et ce n’est qu’un début puisque cette réalisation est l’une des composantes des quatre immeubles de l’opération « Quais d’Arenc », portée par le groupe Constructa, qui va faire peu à peu émerger au cœur d’Euroméditerranée une nouvelle « skyline » de 94 000 m². D’allure massive, La Marseillaise change de perspective dès que l’on s’en approche. Tout en légèreté et en transparence, comme posée en équilibre sur ses pilotis. C’est ce qu’a souhaité son auteur, Jean Nouvel, afin de mieux l’intégrer dans son environnement en jouant avec une palette de 27 couleurs, à la manière d’un caméléon. De subtiles nuances déclinées sur les 3 500 brise-soleil polychromes tempérés par diffé­rents niveaux végétalisés rappelant des paysages méditerranéens. Ainsi, tout au long de la journée, on assiste à une multitude de reflets changeants lui conférant en permanence une posture nouvelle. À l’instar de la face Nord, bleue comme la mer, qui semble flirter avec la Méditerranée, et la face Est, rougeoyante comme un écho minéral, qui répond aux collines de l’Estaque.

 

Défi technologique
On prétend que La Marseillaise est un défi aux lois de la nature, à l’endurance. En tout cas, elle répond à des contraintes extrêmes, tel le vent qui sait être très violent sur nos côtes mais aussi son installation en bord de mer sur un sol rocheux imposant au constructeur des mesures spécifiques pour réaliser l’infrastructure immergée. Abritant près de 40 000 m² utiles, La Marseillaise révèle un intérieur tout aussi specta­culaire avec son atrium de 12 mètres de haut qui dessert notamment 27 plateaux de bureaux et, au sommet, son « business Sky Lounge ».

 

Par Louis Badie
Photographies Dominique Juan