Urbanisme

 
 SeaOrbiter Sous Marin
664 KissBankers ont apporté 344 190 € en 90 jours à SeaOrbiter (avec un objectif de 325 000 €).© SeaOrbiter® /Jacques Rougerie

Crowdfunding

  • Participer ou prêter ? Tous pour un !

04.2016

De multiples plateformes offrent aujourd’hui un grand choix de possibilités pour l’émergence de projets personnels et entrepreneuriaux qui seraient restés dans les cartons sans l’apport des internautes.

 

Le principe du crowdfunding est simple : on dépose son projet sur une plateforme, on définit un montant et les contreparties qu’on propose en échange d’un apport financier. Une fois le projet validé, il est mis en ligne selon la règle du tout ou rien. Ainsi ont vu le jour des initiatives très différentes pour lesquelles les créateurs conservent la propriété intellectuelle. Citons, à titre d’ex­em­ple : Au grain près (une épicerie sans emballages inutiles et facturant au plus juste : 3 300 € à Marseille), l’édition du livre de photo­graphies Jean-Louis Garnell (8 500 € à Marseille), la Nouvelle Mine (450 m² dédiés à la création et au développement durable, 5 000 € à Gréasque), Les éclairs (une maison d’édition et imprimerie, 6 000 € à Marseille), Localizz (mieux consommer dans une démarche écoresponsable, à Aix), The Eye of the SeaOrbiter (325 000 € à Marseille)... Afin de compléter les possibilités du crowdfunding, des plateformes de prêts solidaires et directs entre particuliers (dédiées aux projets personnels et professionnels) ou de financement participatif pour les PME foisonnent. Dans ce dernier cas, l’entreprise fixe le montant, la durée et le taux, et la plateforme (Unilend, Lendopolis...) ouvre l’offre aux prêteurs. Par exemple, Ibest (Lendopolis) a pu recruter, équiper et former le complément d’équipe nécessaire pour assumer l’accélération de son carnet de commandes (pour un montant de 75 000 €, sur 48 mois avec un taux de 8 %). La France, contrairement aux pays anglo-saxons, impose une régulation par les décrets de 2014 relatifs au financement participatif et interdit la recherche d’investisseurs étrangers. Une régulation européenne encouragerait la mobilité des capitaux vers des projets locaux.