Urbanisme

 
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SeaOrbiter

  • Jules Verne en aurait rêvé…

12.2014

Si SeaOrbiter peut enfiévrer les songes des nostalgiques du Nautilus et des fans de Star Wars, il n’en sera pas moins un centre d’étude et de recherche permettant de mieux connaître l’écosystème marin.

 

L’immense vaisseau océanographique et futuriste, construit en aluminium recyclable, ressemble à un hippocampe géant de 58 mètres de hauteur, dont 27 mètres sont émergés et 31 immergés. Cette station océanique internationale disposera de 12 niveaux et pourra embarquer une équipe pluridisciplinaire d’une vingtaine de personnes, dont 6 scientifiques disposant d’équipements spéciaux et d’un laboratoire pressurisé, pour des campagnes d’une durée de 3 à 6 mois. Il s’agira alors de découvrir, de comprendre, d’alerter, d’éduquer mais aussi de proposer des solutions. SeaOrbiter, le premier d’une nouvelle génération de vaisseaux d’exploration des océans, dérivera au gré des grands courants marins la plupart du temps et fonctionnera exclusivement aux énergies renouvelables. Une éolienne et des panneaux solaires alimenteront deux propulseurs électriques qui autoriseront une vitesse moyenne de 5 à 6 nœuds.

Un projet participatif
Un consortium de partenaires industriels, techniques et technologiques a été constitué afin de concrétiser ce projet qui fédère également de nombreux partenaires institutionnels scientifiques. Ainsi, des sociétés comme ABB (propulsion), Technip (ingénierie), Constellium (matériau), Veritas (validation études) œuvrent dans ce sens. Sur le plan financier, une souscription conçue sur le mode du crowdfunding a permis de récolter le montant nécessaire à la réalisation du système nerveux central, aujourd’hui en cours. Pour le reste, plus de 75 % du coût de construction sont acquis. Il faudra dix-huit mois pour construire SeaOrbiter une fois ce budget bouclé. Véritable sas entre le monde terrestre et le monde marin, SeaOrbiter pourrait être le symbole d’une nouvelle génération d’hommes, mi-terrien, mi-marin, les « merriens », comme les appelle son concepteur Jacques Rougerie, un architecte naval visionnaire qui vient d’ouvrir une antenne à Malmousque et dont un des objectifs est de baser le contrôle de ses missions à Marseille.

Le laboratoire pressurisé permettra aux chercheurs de sortir sans contrainte à -12 m. © SeaOrbiter / Jacques Rougerie

 


Par Maurice Gouiran