Portraits

 

 

 
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Olena Prykhodko

  • La détermination en héritage

12.2018

« 2018 est sans nul doute la plus belle année de ma vie »

Derrière les grands yeux bleus d’Olena Prykhodko se cache une businesswoman déterminée. Une jeune femme de 25 ans capable de débattre sur les enjeux des cryptomonnaies et d’enchaîner avec la même aisance sur les rebondissements de sa série préférée. « Imprévisible et passionnée », voilà comment son mari la décrit. À quelques semaines de la fin de son mandat de présidente nationale de la Jeune Chambre économique de Monaco, Olena confie avoir vécu une année chargée en émotions, ponctuée de déplacements à l’étranger et rendez-vous protocolaires. « 2018 est sans nul doute la plus belle année de ma vie, mais j’ai dû apprendre à gérer une équipe de bénévoles et faire preuve de consensus. » Elle va droit au but en oubliant parfois d’y mettre les formes, mais elle avoue avec sincérité qu’elle travaille sur ce point. Olena a l’entrepreneuriat dans le sang. Élevée en Ukraine par un père businessman et une mère professeur de droit, elle a hérité de l’ambition et la droiture de ses parents. Dès l’adolescence, la jeune femme prend part à divers mouvements associatifs et mène des projets éducatifs avec les Nations Unies. En 2009, elle a notamment reçu la médaille du cabinet des ministres d’Ukraine pour « sa contribution exceptionnelle au développement de la jeunesse ». Olena sait ce qu’elle veut. « À 7 ans, je me voyais diplômée d’Oxford », confie l’intéressée. À 16 ans, elle s’envole finalement pour Nice où elle obtient un Master 2 de juriste d’affaires. Elle entame ensuite sa vie professionnelle à Monaco au sein d’un multi-family office, avant d’y cofonder la société Modelex, spécialisée dans l’enseignement privé. Mariée à un Anglais, l’Ukrainienne parle couramment le russe, le français et l’anglais et s’amuse des différents codes culturels qu’elle arrive désormais à déchiffrer. Ouverte sur le monde, c’est désormais vers le Japon que son regard se tourne. « C’est un pays et une culture que j’adore. Je m’y intéresse à la fois sur le plan personnel et professionnel. » On l’aura compris, Olena n’est pas du genre a se poser des limites, la planète entière est son terrain de jeu.

Par Caroline Stefani / Photo Jean-Michel Sordello