Portraits

 

 

 
 PIERRE BORD NEGRESCO 1

 

Pierre Bord

  • Un homme de défis

12.2017

Le rendez-vous est fixé au bar du Negresco, l’iconique palace niçois qu’il dirige avec un bonheur évident depuis 2011. Là où la discrétion est de mise et l’élégance une seconde nature, Pierre Bord est comme un poisson dans l’eau. Costume bleu marine et lunettes vissées sur le nez, cet hôtelier passionné est à l’image de la maison : aussi classique que décalé ! Ici, il laisse courir sa créativité sans jamais dénaturer le concept voulu par Jeanne Augier. « Dans la maison de Madame, je dis toujours que nous ne sommes que locataires. Ma mission ? Perpétuer son œuvre tout en y apportant une touche de modernité. » Saltimbanque dans l’âme – comme il aime à le dire – il a été tour à tour directeur au Beau Rivage à Nice, au Richemond à Genève, à l’Hôtel de Paris Monte-Carlo ou encore au Royal à Évian, façonnant sa vie au gré des rencontres. « De Jacques Médecin – avec qui j’ai entretenu longtemps une relation épistolaire alors qu’il était en Uruguay puis en prison – à Mariah Carey en passant par Zinédine Zidane, Michael Jackson ou encore Nelson Mandela, mon métier m’a donné l’opportunité de côtoyer les grands de ce monde et de multiplier les expériences. » Toujours à l’affût des messages de la vie, il partage volontiers sa bonne humeur, tirant toujours le meilleur de chaque expérience : « Quand je rencontre un problème, je me demande toujours quel est le message, quelle leçon je dois en tirer. Ce qui m’anime au quotidien ? Transformer les contraintes en opportunités ! » Une philosophie de vie qu’il met en pratique depuis deux ans maintenant. « Pour mes 60 ans, j’ai décidé d’investir sur moi-même en m’offrant une master class en développement personnel. En Islande, plongé au fond d’un glacier de 15 mètres que je devais remonter en rappel, j’ai appris que le dépassement physique permettait le dépassement mental. La photo de cet exploit trône désormais sur mon bureau pour me rappeler, en cas de doute, que je suis capable de tout ! »

  

Par Marjorie Modi

Photo Jean-Michel Sordello