fabre
 

Olivier FABRE

  • La passion du gant en héritage

02.2013

 

Il se rêvait journaliste politique, mais il a été rattrapé par la légende familiale, celle qui a bercé son enfance dans les ateliers où plus de 300 petites mains s’activaient autrefois… En 1997, l’entreprise de ganterie Maison Fabre, fondée en 1924 à Millau dans l’Aveyron, connaît une période difficile. Motivé par le défi et épaulé par son frère Jean-Marc, Olivier repart à zéro : fouiller dans les archives, définir l’ADN de la maison. « Nous nous sommes plongés dans les caisses de bois. Une véritable immersion dans la mode ! Dans les carnets, il y avait notamment des croquis dessinés pour Dior… » En 2001, coup de génie : il crée des modèles pour de jeunes griffes comme Claudie Pierlot ou Médecine Douce. S’en suivent des collaborations régulières avec les marques de luxe. Le succès est en marche. Réorganiser les ateliers, trouver du personnel qualifié, ouvrir une boutique au Palais-Royal seront les prochaines missions. À l’orée de ses 80 ans, la maison connaît une croissance à deux chiffres. Ses beaux cuirs colorés habillent les mains de Rihanna ou de Nicole Kidman, dans le film Grace de Monaco*. Maison Fabre vient d’installer une boutique à Versailles, remet au goût du jour le gant parfumé et lance sa ligne de maroquinerie. Quant à Olivier, regrette-t-il la carrière de journaliste ? « Pas un instant ! Rien ne me rend plus heureux que de voir mes gants portés par des inconnus. »


www.maisonfabre.com