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 h winston

Le joaillier américain est installé au numéro 29 de l'avenue Montaigne, dans un splendide hôtel particulier, à quelques pas du Plaza Athénée./ L'écrin parisien présente une succession de salons à la française, où dominent les tons neutres pour ne pas fausser l’éclat des pierres.

Harry Winston

  • 60 ans d’éclat dans la capitale

12.2017

Trois ans après la rénovation flamboyante de son salon avenue Montaigne, Paris scintille de nouveau dans l’histoire de la maison joaillière.

 

L’anecdote a surpris tout le monde. Avant de s’installer au numéro 29 de l’avenue Montaigne en 1957, le joaillier américain Harry Winston (1896-1978), qui pare les plus belles femmes du monde depuis 1932, avait ouvert un premier showroom avenue de l’Opéra... Mais le lieu n’était pas à la hauteur de ses ambitions. Le « roi des diamants », comme on le sur­nomme déjà, souhaitait plus qu’une simple boutique pour accueillir sa riche clientèle cosmopolite. L’ancien hôtel particulier de l’historien Gustave Schlumberger, situé tout près du Plaza Athénée lui tend alors les bras – l’édifice fait face à la maison Christian Dior, inaugurée dix ans auparavant. « L’hôtel Winston » prend vite (sa) forme : grands salons à la française en enfilade, escalier monumental avec rampe courante en fer forgé, marbre clair, lustres flamboyants, miroirs gigantesques et, aux murs, une peinture gris pâle pour ne pas gêner l’éclat des gemmes... Aujourd’hui, Harry Winston célèbre ses 60 ans de présence dans la Ville Lumière.

 

La « Diamond Party » qui éblouit le Tout-Paris...
Le 19 septembre 1961, une « Diamond Party » est organisée au « 29 Mon­taigne » par la duchesse de Windsor et Elsa Maxwell dans le but de lever des fonds pour l’hôpital américain de Paris. Les plus grands de ce monde s’y donnent rendez-vous, comme la maharani de Baroda, surnommée « la Wallis Simpson indienne », possédant une collection de 300 bijoux d’exception, mais aussi Rose Kennedy, la mère du célèbre président américain... Grand philanthrope, Harry Winston fait venir, pour l’occasion, de New York, et sous bonne escorte, plus de 15 millions de « marchandises », pour lesquelles la plus importante police d’assurance jamais signée par la Lloyds en deux siècles et demi a été contractée... Les diadèmes et parures éblouissent les invités. La haute société parisienne est conquise par les créations du joaillier installé dans la capitale depuis trois ans, qui lui assurent désormais une reconnaissance éternelle et une renommée sans faille dans les milieux sociophilanthropiques de l’époque. Soixante ans après son ouverture, le salon parisien, rouvert en grande pompe le 20 novembre 2014 après une somptueuse rénovation, perpétue la tradition : un écrin pour bijoux de rêve et un accueil d’exception pour sa clientèle.

 

Par Lou-Andréa Meursault